Roy Arakélian, Conférence sur Andrinople/Edirne et sa communauté arménienne, samedi 16 juin à 10h00 au CNMA

Le Centre National de la Mémoire arménienne recevra Roy Arakelian samedi 16 juin à 10h00 pour une matinée de présentation de son livre Andrinople (Edirne) et sa communauté arménienne.

Roy Arakelian, né en 1968 à Istanbul, est docteur en droit et avocat à Paris, spécialiste du droit des sociétés et du financement des entreprises. Ses origines – il est le fils de l’artiste peintre Asilva – et sa passion pour l’histoire l’ont amené à prendre la plume et à consacrer un ouvrage à la présence millénaire de la communauté arménienne à Andrinople, l’actuelle Edirne. Une excellente occasion de découvrir ce travail remarquable, qui nous dévoile un foisonnement millénaire de la vie arménienne sur ce site de Thrace avant-poste de Constantinople, qui fut le théâtre de nombreuses batailles et capitale impériale.

“La première référence aux Arméniens à Andrinople remonte à la bataille du 9 août 378, lorsque les militaires arméniens, guidés par leur roi Varazdat, combattirent aux côtés de l’empereur romain Valens. A partir du milieu du VIe siècle jusqu’au XIe siècle, la présence arménienne à Andrinople sera alimentée par des militaires byzantins destinés à assurer la défense du front balkanique, et, accessoirement, par le déplacement de grandes familles arméniennes que l’on cherchait à éloigner de leur territoire historique. C’est dans cette ville qui naîtra l’Arménien Basile Ier, le fondateur de la dynastie dite « macédonienne », qui régnera sur l’Empire byzantin du IXe siècle au XIe siècle et le mènera à son apogée. L’un des plus anciens manuscrits arméniens connus, l’Évangile d’Andrinople, fut rédigé dans cette ville, en l’an 1007. L’architecte d’origine arménienne, Sinan, construira, au XVIe siècle, une quinzaine d’ouvrages, notamment l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture islamique inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, la mosquée Selimiye. On peut citer parmi les célébrités originaires d’Andrinople : Garabed Vartabed Andrianatzi (élève et compagnon de l’archevêque Oskan d’Erivan, qui réussira à faire éditer, en 1666, la première bible en arménien à Amsterdam). Les patriarches de Constantinople Bogos Ier Krikorian (1815 à 1823) et Sarkis Kuyumciyan (1860 à 1861) ou le grand satiriste Hagop Baronian”.  Roy Arakélian

Une vidéo de présentation

Une séance de signature clôturera la présentation.

Entrée 5€/ libre pour les adhérents

 

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